Micro-climat - réhabiliter la ville par le végétal
- craynaud-morin
- 12 mars
- 4 min de lecture

Adapter des bâtiments habités en améliorant leurs enveloppes et leurs contextes pour créer des écosystèmes résilients
Rénover et agir sur un bâtiment déjà existant sans libérer les locaux et logements
Réduire les besoins d’énergie sans changer la technique du bâtiment
Améliorer le confort urbain tout en valorisant les ressources inutilisées
Réduire la vulnérabilité face aux risques majeurs simplement et sur le long terme
Améliorer le bien être et le bien vivre des habitants

Une approche holistique
Adapter son bâtiment en site occupé pour réduire sa vulnérabilité face aux risques climatiques majeurs
Les risques majeurs sont amplifiés par le changement climatique : les hivers rigoureux, les étés caniculaires, les inondations et les sècheresses.
Des espaces les plus résilients à ces évènements sont végétalisés.
Végétaliser est donc une réponse pertinente pour péréniser nos villes. Car l’ombre des arbres offre un refuge contre l’ardeur des rayons du soleil et une protection contre le vent froid.
Car plus le sol est nu, plus il est sec. Végétaliser c’est aider le sol à retenir l’eau et être plus fertile.
La ville se constitue majoritairement d’espaces privés, comment les adapter au changement climatique ?
Passer à l’action
C’est répondre aux problématiques de besoin d’énergie, de diversité des espèces en ville, de pérennité de la biodiversité et de confort des usagers dans un bâtiment. Notre intervention sobre et adaptée au contexte s’appuie sur :
Récolter des informations pour mieux connaître le bâtiment (pose de capteurs, recueil de témoignages, mesures)
Concevoir avec le vivant : végétaliser, créer des abris
Agir et mesurer, ajuster par la plantation de végétaux et amélioration de l’enveloppe
Profiter des co-bénéfices
Un co-bénéfice est un bénéfice supplémentaire à celui qui est premièrement recherché.
En améliorant l’ambiance climatique du bâtiment, on en réduit les besoins thermiques. En végétalisant pour le confort des usagers, on favorise l’installation de la biodiversité et on améliore le bien être des habitants.
De plus, le végétal améliore l’accoustique et la qualité de l’air (filtre à poussières, grosses particules), ce qui favorise de bien vivre.
Inclure les habitants, et qu’il vivent le changement permet de les inclure et ainsi de péréniser le projet.

Les indicateurs pour suivre l’évolution
Température de l’air de jour et de nuit : différence intérieure et extérieure. (en degrés, selon des capteurs)
Température « de confort urbain », indicateur prenant en compte la température de l’air mais aussi la température des surfaces (en degrés).
Besoin thermique (chauffage/refroidissement) en kWh/m
Nombre d’heures de chauffage/rafraîchissement par an
Puissance thermique (maximum des besoins) en kW
Suivi de la diversité écologique et des espèces (type Biodi-bat ®)
Connaître son bâtiment et suivre son évolution permet de l’améliorer naturellement au fil du temps
Des actions possibles
Améliorer un bâtiment sans le vider de ces occupants est possible.
Par exemple, nous pouvons : mettre en place de protections solaires, modifier/remplacer des fenêtres, peindre les toits pour réduire leur albédo, végétaliser en façade, au sol et sur les toits.
Ces actions sont visibles dès leur installations. Avec le temps les plantes grandissent et améliore la résilience du bâtiment.
Agir avec et pour l’ensemble du vivant
Le végétal
Par exemple, végétaliser les façades à l’aide de plantes grimpantes (épiphytes) améliore à la régulation thermique, en servant de paravent (réduction du vent et donc perte de conduction des façades) et par isolation (création d’ombre en été et donc réduction de la température de surface des façades).
Il est nécessaire de faire appel à des experts pour mieux connaître l’existant et mieux prescrire.
Tout ce travail peut-être mis en valeur par des labels comme Biodivercity ® ou encore des chartes d’accompagnement reconnues.
L’eau
Nous pouvons réduire les consommations d’eau potable en utilisant et retenant l’eau de pluie (gratuite).
Cette eau est une ressource inutilisée qui pourra être valorisée pour l’arrosage afin de concevoir du végétal sans impact sur l’usage de l’eau propre.
Comme pour le végétal, consulter des experts de l’eau et du sol (hydrologue, géologue) permettra de rendre l’intervention plus durable.
L’eau et le végétal sont liés, ceci est particulièrement visible dans les jardins de pluie où sont créés des espaces de fraîcheur et de régulation des eaux pluviales.
Devenir un maillon de la trame verte et bleue
Intervenir sur l’enveloppe d’un bâtiment et sur son contexte immédiat, par un projet paysager permet à l’échelle de l’édifice de devenir un maillon de la trame verte et bleue de la ville.
Avoir une réponse pertinente pour le bâtiment, et l’adapter à ses contraintes, permet de partager les bienfaits à l’échelle urbaine et aussi au confort thermique de tous et au bien vivre de chacun.
Bien être et bien vivre
Il est important de consulter les usagers et habitants pour connaître le bâtiment existant : ce qui fonctionne ou non.
Par la suite, expliquer l’intervention envisagée permet une meilleure adhésion du projet.
Les acteurs durables du projet seront les futurs occupants. Les accompagner pendant et après le chantier, en leur expliquant l’entretien et la manière d’y vivre, c’est garantir un bel avenir au projet.
Travailler sur le contexte et l’enveloppe c’est éviter de «déraciner» les occupants qui voient leur espace de vie s’améliorer en site occupé. En améliorant le cadre de vie, le bien-vivre collectif et le bien-être individuel se rencontrent.
Objectifs attendus
Rendre un bâtiment résilient face au changement climatique, c’est le rendre attractif tout en ayant un impact environnemental et sociétal favorable, tout en maintenant le bâtiment en activité lors des travaux d’amélioration.
Partenaires de réflexion
Roofscapes, Distinct Energie.



