PAVILLION DE SEDUCTION

Scénographie pour une exposition sur les Pin-Up

Localisation 

Organisation

Année

Statut

Équipe

Fondation Fashion Research, Bologne, Italie

Young Architects Competitions

2018

Concours ouvert

Anna Krutukhina, Daniela Coppolecchia, Kristian Prela, Hubert Bokobza

Une séduction c’est une découverte, une suggestion, et une retenue. C’est une force fascinante qui crée un jeu subtil et hypnotisant entre le « dit » et le « non-dit », le « dévoilé » et le « suggéré ». Tantôt nous avons l’impression d’attraper l’objet de notre désir, tantôt il nous échappe en nous laissant bouleversé et frustré par cet événement. Séduire, c'est tirer quelqu'un à l'écart, le dévier, le détourner d'un parcours initialement prévu. La séduction repose sur le temps suspendu et la répétition. Séduire, cela veut dire aussi attendre, savoir faire attendre, créer l'espace du manque afin que le rêve s'y projette.

 

Dans notre projet nous avons voulu réunir et créer le jeu entre tous ces éléments. Le visiteur rentre dans l’espace de l’exposition par une circulation formée par une succession des vagues des rideaux attiré par la lumière des salles – alcôves. Au fur et à mesure de son avancement dans cet espace mystérieux il commence à entrevoir les photos des starlettes qui sont projetées sur le voilage et les silhouettes d’autres visiteurs sans pour autant les voir et les saisir réellement. Son parcours n’est jamais évident. Les rubans colorés suspendues aux faux-plafonds qui le guident au début commencent à se courber sur eux-mêmes en le détournant de son chemin. Les miroirs au sol qui de temps en temps débordent des alcôves doublent la hauteur des rideaux et continuent à tromper le spectateur. Ainsi le visiteur se retrouve dans un espace où attiré par quelques choses, il avance dans son parcours et mais en même temps s’arrête.

 

Une fois arrivé jusqu’à la première salle, le visiteur découvre devant lui les premières photos des starlettes qui flottent au-dessus des miroirs. Les images se dédoublent et disparaissent dans la profondeur du miroir. Le dénivèlement entre le niveau des miroirs au sol et le niveau des salles crée l’effet du « bord d’un lac » et empêchent au spectateur de se rapprocher des photos pour les voir dans les détails.  Certaines photos en plus de ça sont cachées dans les plis des rideaux ce qui invite le visiteur d’être curieux et d’explorer l’espace de l’exposition afin découvrir toutes ces mystères. 

 

Dans les petites salles les photos sont présentées sur le fond des rideaux (colorés en dégradé) mais dans la plus grande salle ces rideaux s’ouvrent et s’interrompent en laissant apparaitre le rideau rouge qui se reflète/se déverse dans le miroir en créant ainsi l’effet théâtrale et dramatique de cet espace.

 

Coupe transversale

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